La ligne 3 du métro de Montréal a longtemps été un mystère pour les usagers et les curieux de la ville. Cette ligne n’a jamais été construite et le projet a été abandonné malgré plusieurs tentatives entre 1961 et 1985. Le tunnel sous le Mont-Royal, prévu pour cette ligne, est aujourd’hui utilisé par les trains de banlieue, laissant un vide dans le réseau souterrain montréalais.
Vous vous demandez peut-être pourquoi un axe aussi stratégique n’a jamais vu le jour alors que Montréal dispose de quatre lignes opérationnelles. Le projet a été freiné par des conflits politiques entre municipalités, des contraintes techniques liées aux infrastructures ferroviaires existantes, et des priorités budgétaires orientées vers d’autres projets. Cela complique l’expansion du métro et laisse encore des interrogations sur le développement futur du réseau.
Toutefois, la transformation de certaines lignes de trains de banlieue en métro léger avec le Réseau express métropolitain (REM) reprend en partie l’idée initiale de la ligne 3. Vous découvrirez comment cet héritage influence aujourd’hui la mobilité à Montréal et ce que cela signifie pour l’avenir des transports dans la région métropolitaine.
Points Clés
- La ligne 3 du métro de Montréal a été un projet abandonné après plusieurs tentatives.
- Des obstacles politiques, techniques et financiers ont empêché sa réalisation.
- Le REM réalise aujourd’hui une partie des objectifs initiaux de cette ligne.
Origine du projet de la ligne 3
Vous découvrez comment la ligne 3 du métro de Montréal a été pensée comme une solution innovante pour relier le centre-ville aux banlieues nord, notamment via un tunnel existant sous le Mont Royal. Ce projet visait à compléter le réseau en créant un axe nord-sud inédit, mais plusieurs défis ont influencé son développement.
Le plan initial du métro de Montréal
Le projet de métro initial comprenait trois lignes : la ligne 1 (verte), la ligne 2 (orange) et la ligne 3, aussi appelée ligne rouge. La ligne 3 devait mesurer environ 18,6 kilomètres et emprunter des voies ferroviaires du Canadien National (CN). Contrairement aux deux premières lignes, celle-ci aurait été partiellement en surface.
Elle devait relier le centre-ville à des banlieues comme Cartierville et Sault-au-Récollet. Montréal engageait des négociations avec ces municipalités, qui refusaient toutefois de perdre une partie de leur autonomie. Ces tensions et les coûts liés à la construction ont freiné l’avancement du projet.
Le tunnel sous le mont Royal
Le tunnel sous le mont Royal, déjà exploité par les trains de banlieue, était au cœur du tracé envisagé pour la ligne 3. Son utilisation aurait permis de desservir rapidement le nord de l’île en évitant des travaux de creusement coûteux.
Ce passage existant nécessitait cependant des adaptations puisque les trains de banlieue circulaient sur des rails à roues d’acier. La ligne 3 devait, contrairement aux autres lignes du métro montréalais, utiliser un matériel roulant classique, ce qui impliquait des compromis techniques et financiers importants pour assurer sécurité et fréquence.
Un axe nord-sud inédit
La ligne 3 proposait un axe unique, différent de l’orientation est-ouest et nord-sud des autres lignes. Elle aurait desservi des quartiers peu couverts jusque-là, en suivant souvent la surface.
Son extension devait se diviser en deux branches, vers Cartierville à l’ouest et Sault-au-Récollet à l’est, touchant plusieurs arrondissements encore mal desservis. Cette configuration aurait facilité l’accès aux banlieues proches sans passer exclusivement par les stations centrales du métro actuel.
Vous pouvez voir ce projet comme une tentative de Montréal et du gouvernement du Québec d’anticiper la croissance urbaine tout en utilisant intelligemment des infrastructures existantes, même si ces ambitions ont finalement été suspendues.
Les raisons de l’abandon de la ligne 3 du métro de Montréal
La ligne 3 du métro de Montréal n’a jamais été réalisée en raison d’un ensemble de contraintes techniques, financières, politiques et territoriales. Ces difficultés combinées ont empêché son développement, malgré plusieurs projets et plans élaborés entre les années 1960 et 1980.
Défis techniques et financiers
La ligne 3 devait emprunter des voies ferrées existantes du Canadien National sous le mont Royal, ce qui posait des contraintes spécifiques. Le passage simultané des trains de banlieue, des trains de marchandises et des rames de métro aurait nécessité des voies supplémentaires coûteuses à construire.
L’utilisation de matériel roulant classique à roues d’acier plutôt que pneumatique, comme dans les autres lignes montréalaises, aurait aussi augmenté les coûts d’exploitation et d’entretien, surtout en hiver.
Les investissements prévus pour la conversion des voies existantes en infrastructures compatibles métro ont été jugés trop élevés pour le budget disponible. Ces coûts, combinés à la nécessité de nouvelles stations, rendaient le projet financièrement complexe.
Changements de priorités politiques
Dès le début des années 1970, les priorités politiques ont évolué. Le gouvernement du Québec a accordé la préférence à la construction des lignes 4 (jaune) puis 5 (bleue), qui desservaient des zones plus stratégiques et en pleine expansion.
Les projets régionaux qui visaient à étendre le métro aux banlieues plus éloignées ont été graduellement écartés. Le gouvernement a également envisagé un métro régional ou un réseau express métropolitain, mais ces plans n’ont pas abouti à cause de leur coût élevé et du manque de consensus entre les différentes autorités.
Ainsi, la ligne 3 est devenue une priorité secondaire, suspendue face à des enjeux financiers et à des choix d’aménagement plus urgents.
Impact des événements historiques
L’Exposition universelle de 1967 (Expo 67) a eu un impact significatif sur l’aménagement du métro de Montréal. Les tunnels et la ligne orange ont été privilégiés pour desservir le site de l’Expo, entraînant une réorganisation des projets originaux.
La construction du métro s’est concentrée sur des lignes répondant immédiatement aux besoins liés à cet événement mondial. Pendant ce temps, le projet de la ligne 3, qui devait traverser le tunnel sous le mont Royal, a été relégué.
Par ailleurs, des tentatives d’intégrer la ligne 3 à des projets plus larges, inspirés des réseaux RER à Paris ou BART à San Francisco, ont échoué, notamment en raison de leur coût et de leur complexité politique.
Résistance des municipalités concernées
Le tracé initial de la ligne 3 traversait plusieurs municipalités comme Outremont, Mont-Royal et Saint-Laurent. Ces dernières se sont montrées réticentes à céder des pouvoirs à Montréal ou à financer le projet.
Les négociations pour obtenir leur participation financière et territoriale ont souvent buté sur des oppositions locales. Cette résistance a conduit à la suppression d’une branche entière vers Sault-au-Récollet et à la réduction du nombre de stations.
Cette absence de collaboration intermunicipale a limité la faisabilité du projet et contribué à son abandon. Aujourd’hui, certaines de ces zones sont desservies par d’autres infrastructures, comme le Réseau express métropolitain (REM), successeur indirect de la ligne 3.
Le devenir de l’axe prévu pour la ligne 3
Le tracé initialement destiné à la ligne 3 du métro de Montréal a évolué au fil du temps, notamment en raison de changements dans les priorités d’aménagement et les infrastructures disponibles. Ce parcours a été repensé pour mieux s’intégrer dans le réseau actuel et répondre aux besoins de mobilité régionale.
Transformation du tunnel du mont Royal
Le tunnel sous le mont Royal, conçu à l’origine pour accueillir la ligne 3, n’a jamais servi au métro. Plutôt que de rester inutilisé, ce tunnel a été reconverti pour le service des trains de banlieue. Il facilite aujourd’hui les déplacements entre Montréal et les régions environnantes.
Cette transformation optimise un espace souterrain stratégique qui reste crucial pour la connectivité de la métropole. Son usage actuel permet d’éviter la congestion routière tout en profitant d’une infrastructure déjà existante, évitant ainsi un coût important lié à la création d’un nouveau tunnel.
L’émergence du REM en remplacement
Le Réseau express métropolitain (REM) a remplacé l’idée d’une ligne 3 traditionnelle. Ce projet de transport léger sur rail vise à relier plusieurs secteurs de Montréal et de sa périphérie plus efficacement qu’un métro classique.
Le REM utilise une portion du tunnel sous le mont Royal et d’autres infrastructures pour offrir un service rapide et fréquent. Ce changement reflète une nouvelle approche du transport collectif, adaptée aux réalités actuelles et aux projections de croissance démographique dans la région métropolitaine.
Conséquences sur le réseau actuel
L’absence de la ligne 3 classique a conduit à une réorganisation du métro de Montréal, avec quatre lignes numérotées différemment et une plus grande intégration avec le REM. Le réseau actuel s’appuie sur ces adaptations pour offrir une meilleure couverture.
Les usagers bénéficient d’une liaison plus fluide entre le centre-ville et la périphérie grâce à la complémentarité métro-REM. Pourtant, certains quartiers initialement desservis par la ligne 3 sont davantage dépendants des correspondances, ce qui peut allonger certains trajets.
| Aspect | Impact principal |
|---|---|
| Tunnel Mont Royal | Usage pour trains de banlieue |
| REM | Remplacement d’une ligne 3 |
| Réseau métro | Réorganisation en quatre lignes |
L’héritage de la ligne 3 et perspectives d’avenir
La ligne 3 du métro de Montréal, bien que jamais construite, a laissé des traces dans la planification urbaine et influence encore les réflexions sur l’évolution du réseau de transport. Son histoire éclaire des projets plus vastes et les défis liés aux déplacements dans la métropole.
Impact sur le développement urbain
La ligne 3 devait traverser un tunnel sous le mont Royal, une zone stratégique pour relier divers quartiers. Son abandon a modifié la densification urbaine prévue autour de ses stations. Sans cette ligne, certains secteurs ont connu un retard en termes d’accessibilité et de développement immobilier.
Ce choix a renforcé la primauté des lignes existantes, limitant certaines connexions directes. Toutefois, Montréal continue à adapter ses infrastructures pour répondre aux besoins croissants, notamment dans les zones proches du centre-ville. Vous pouvez observer comment les projets actuels intègrent cette lacune historique.
Le projet de réseau à neuf lignes
Initialement, le plan du métro comprenait jusqu’à neuf lignes, dont la fameuse ligne 3. Ce réseau ambitieux visait à couvrir efficacement l’ensemble du territoire montréalais et ses banlieues. Plusieurs tracés et extensions sont restés à l’état de projet, faute de fonds ou de consensus.
Les transformations politiques et économiques ont orienté les priorités vers un développement plus modéré, limitant le métro à un nombre réduit de lignes. Néanmoins, certaines idées du plan initial inspirent toujours les prolongements actuels, comme ceux de la ligne bleue. Comprendre ce plan vous aide à saisir les potentialités non réalisées du métro de Montréal.
Réflexion sur l’évolution du transport à Montréal
La non-réalisation de la ligne 3 reflète un choix plus large entre métro, trains de banlieue et modes actifs. Le tunnel prévu pour la ligne 3 est aujourd’hui utilisé par les trains de banlieue, illustrant ce réajustement. Montréal et Québec adaptent leurs stratégies de transport selon l’évolution des habitudes de déplacement.
Vous constatez que les priorités incluent désormais la diversification des modes, la réduction des déplacements en voiture et le soutien aux déplacements actifs. Les perspectives d’avenir privilégient une approche intégrée, mêlant métro, train et transport durable, tout en tenant compte des ressources et de la demande réelle.
Foire aux questions
You will find details about the planned route, stations, and neighborhoods the line 3 metro aimed to serve. Information on train frequency, connections with other lines, and daily scheduling is clarified based on the project’s historical plans and developments.
Quel est le tracé de la ligne 3 du métro de Montréal?
The line 3 was planned to use the existing tunnel under Mont Royal, running from downtown towards the north suburbs. It was to split into two branches, one reaching Cartierville and the other Sault-au-Récollet.
Quelles stations composent la ligne 3 du métro montréalais?
Stations included Gare Centrale, McGill, Université de Montréal, and Métropolitain, though some were later removed or altered. Key surface-level stations comprised Graham, Métropolitain, and Cote-Vertu, among others.
Quels quartiers dessert la ligne 3 du métro?
Line 3 was designed to serve neighborhoods like Outremont, Mont-Royal, Saint-Laurent, and northern suburbs including Cartierville and Ahuntsic. It targeted both inner-city and outlying communities.
Quelle est la fréquence des trains sur la ligne 3?
The intention was to increase train frequency significantly by using specific rolling stock distinct from existing metro lines. Exact frequency plans were not finalized before the project’s cancellation.
Comment la ligne 3 du métro de Montréal se connecte-t-elle aux autres lignes?
Connections were planned at major hubs such as Gare Centrale and McGill station, allowing transfers with lines 1 and 2. The design intended smooth integration within the metro network.
Quand ont lieu les derniers départs de la ligne 3 du métro chaque jour?
Since the line 3 project was never realized, it has no operating schedule or last departure times. Current services in the corridor are provided by commuter trains and the REM system.

Olivier Bouchard est un citoyen de Québec profondément engagé dans l’amélioration de l’accessibilité des informations administratives pour tous. Il vit dans la ville de Québec et a fondé Vivre-a-quebec.com, une plateforme en ligne qui vise à simplifier les procédures bureaucratiques pour les résidents de la province. Son blogue est devenu une ressource essentielle pour ceux qui cherchent à comprendre et à gérer les démarches complexes du quotidien. Olivier met un point d’honneur à offrir des informations claires, fiables et régulièrement mises à jour pour faciliter la vie des Québécois.




